Stéphane Boscagli, aventurier européen

portrait

Faire le tour de l'Europe, seul, en stop, pendant un an : ça c'est fait ! « C'est bien de rêver à travers les expériences des gens mais d'essayer c'est encore mieux. » Nourri par les récits des grands aventuriers, Stéphane Boscagli a fait mûrir dans sa tête le projet pendant deux ans. Jusqu'à finaliser son sac et prendre la route le 3 février 2008, pour un an, en Europe, « parce que pour une première, je ne voulais pas avoir de problèmes de visa ». Ce jeune salarié d'un cabinet monégasque d'assurances à pris une année de congés sans solde. Direction l'Espagne, le Portugal, la France, La Belgique, remontée dans le Nord, toute l'Europe de l'Est pour finir en Italie. Seize pays, onze mois, sans jamais prendre un transport public. Que du stop ! « C'était le côté défi personnel. Et c'est une découverte aussi. Les gens se confient énormément en voiture. C'est comme un exutoire, on parle de tout ».

Parfois une voiture s'arrête tout de suite pour embarquer le « spy » auto-stoppeur... Parfois, il faut patienter. Comme, cette fois-là Valence, 21h30 à 700 kilomètres dans la journée. Un planning forgé sur visite de 60 sites de l'UNESCO

Rencontres essentielles
De belles pierres certes, mais les plus beaux souvenirs, ceux qui resteront immortels, ce sont les rencontres. « Dans les pays de l'Est, il y a une hospitalité qui n'à rien à voir avec l'Ouest. Les gens sont ouverts et confiants. » Tellement que certains l'ont même reçu chez eux, plusieurs jours. Sinon, système D, hôtels, campings... avec un budget serré. « Je prenais des douches dans des stations services et lavais mon linge dans des restaurants. »

Son périple, l'aventurier l'a aussi réalisé avec une pensée pour l'association Ahtina Ichtyose de Monaco. Il a récolté avant le voyage 9 400 euros pour aider l'association et a parlé, tout au long du voyage, de cette maladie aux gens qu'il rencontrait.

Onze mois loin de sa famille, avec pour seuls contacts le téléphone et les e-mails, Stéphane Boscagli confie pourtant, ne jamais avoir eu de coup de blues. Autant qu'aujurd'hui il a l'impression « que le périple d'a duré que quinze jours ». Une belle expérience qui le poussera à recommencer ? Peut-être un jour... D'ici là, Stéphane Boscagli retrouvera le chemin de son travail en février !

Stéphane Boscagli
Spéphane Boscagli a parcouru en stop, l'Europe pendant onze mois. Il est revenu, à Monaco, le 4 janvier dernier. Sa devise : « un tiers de patience, un tiers de persévérance, un tiers de chance.

 

 

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